Histoire vraie de maltraitance

Histoire de Marie

« Déjà petite, je n’avais pas ma place dans ma famille.  Ma mère ne pouvait garder mes onze frères et sœurs. Ils ont donc décidé de me placer chez ma grand-mère avec deux de mes frères.  Elle était froide, exigeante, je devais tout faire dans la maison parce que j’étais une fille.  Elle me disait : une femme, ça sert à ça ! «À torcher les hommes et à avoir des p’tits». Chez ma grand-mère s’amuser passait en dernier. J’étais en colère, je ne comprenais pas cette injustice. Je haïssais profondément ma grand-mère. Elle n’était jamais contente, le ménage n’était jamais assez bien fait, elle me frappait et j’avais rarement le droit de sortir.

J’avais hâte de partir de chez elle, je suppliais ma mère de me reprendre. Ma mère était aussi très dure avec moi, elle me disait : «Ma petite fille, tu me remercieras plus tard, tu seras une bonne femme de maison! »

Aussitôt que j’ai rencontré un homme qui m’a accordé un peu d’attention et d’affection, je suis partie enfin de chez moi. J’avais 17 ans, malheureusement j’ai reproduit ce que je connaissais, la maltraitance physique et psychologique. Au début de notre relation, il était gentil, mais lorsqu’il buvait, il me battait, me diminuait, m’insultait. De cette relation, est née le plus beau cadeau que la ma vie m’a donné, ma fille adorable que j’aimais énormément.  Enfin j’avais un petit être qui m’appréciait, m’aimait pour qui j’étais. Je me suis toujours promis que jamais je ne maltraiterais mes enfants. J’ai enfin laissé cet homme pour malheureusement retombé dans les mains d’un charmeur.

J’étais traitée comme une reine avec lui. Des cadeaux, des voyages, sauf lorsqu’il buvait, il me battait et me diminuait. En plus, je ne savais pas que cet homme abusait de ma fille, je l’ai su plus tard et j’ai culpabilisé toute ma vie de ne pas avoir agi rapidement pour sortir ma fille de ce milieu.

Finalement, j’ai laissé cet homme, j’étais sans un sou avec deux enfants. J’ai ressenti toute ma vie de la rage, la rancœur envers les personnes de mon passé. J’en voulais au monde entier, de l’injustice que j’ai vécue avec ma mère, ma grand-mère ainsi qu’avec les hommes de ma vie. J’ai reproduis ce que j’ai connu de mon enfance dans mes relations avec les hommes.»

 Répercussion sur sa santé

Marie a été terriblement malade, une tumeur au cerveau l’a empêché de manger, de s’amuser, de faire tout ce qu’elle aimait faire. Elle était gavée et ne pouvait plus manger. Elle est décédée à 75 ans, amaigrie, vidée. Prisonnière de son corps comme de son enfance.

La culpabilité, la rage, la colère a été présente durant toute la vie de Marie. Elle a reproduit ce qu’elle a vécu dans son enfance avec sa grand-mère et sa mère par la maladie. La colère qu’elle a accumulée s’est transformée en tumeur au cerveau. Son cancer l’a empêché de s’amuser, de manger, de recevoir, de voyager.

La rage et la colère est  notre pire ennemi, elle gruge notre intérieur et va se loger dans un endroit dans notre corps pour nous faire comprendre que nous ne sommes pas dans le pardon, l’amour de soi et des autres.

Elle a aussi reproduit son enfance avec deux de ses trois hommes de sa vie. La méchanceté, l’abus psychologique, le contrôle, l’injustice. Marie était très exigeante envers elle-même, très sévère, comme sa grand-mère l’était avec elle. Elle allait au-delà de ses capacités. Elle ne respectait pas ses limites. Tout pour les autres, mais aucune douceur pour elle.  Dans ses paroles, on sentait toute sa haine, sa rancœur, sa frustration envers ceux qui l’ont maltraités physiquement et psychologiquement.

Inconsciemment, elle s’est autosabotée vers la fin de sa vie. Elle a eu une tumeur au cerveau, qui l’a empêché de vivre pleinement sa vie, car elle ne croyait pas qu’elle méritait l’amour de son dernier conjoint. Il était doux, affectueux, compréhensif mais Marie n’était pas habitué à recevoir autant d’amour autant d’attention.

Nous sommes très puissant ! On se sabote, en mangeant trop, en travaillant trop,  on ne respecte pas son corps. Notre âme nous parle à travers notre corps, écoutez-le, respectez-le.  La bonne nouvelle est que nous pouvons utiliser cette puissance intérieure pour s’autoguérir.

Définition de la tumeur au cerveau : Émotions refoulées, remords profonds, des souffrances du passé que je retourne contre moi. Choc émotionnel et violent relié à une situation ou une personne que j’ai beaucoup aimée auxquelles j’entretiens encore aujourd’hui de la haine, de la rancune, des peurs, de la colère et des frustrations, je dois me dépasser à tout prix! Mon corps réagit fortement et surgit alors une production hors contrôle de certaines cellules du cerveau[1]

Réflexion sur ta vie

Fais-tu des liens avec ce que tu vis et celle de Marie ?

  • As-tu vécu la violence physique avec un de tes parents?
  • Quel lien peux-tu faire avec ce que tu vis maintenant?
  • As-tu une maladie grave ou incurable?
  • Es-tu violent(e) avec tes enfants, conjoint(e)?
  • Comment vis-tu avec cette violence intérieure?
  • Est-ce que tu es bonasse? Une personne qui ne se choque jamais? De peur d’être comme ton parent.
  • Cette colère qui dort en toi se démontre comment dans ta vie de tous les jours? Par l’impatience, la rancœur, la rage au volant, la maladie, la bouderie, la fuite, le silence

Méthode thérapeutique suggérée 

Écris une lettre à ton parent violent en 4 phases.

Commence ta lettre par le prénom du parent violent ou abuseur

  • 1re phase : Tu inscris tout ce que tu n’as jamais dit à ton parent, toute la haine, la colère, dois être écrite, permets toi d’écrire des mots durs, méchants, violents. Il faut que cette colère sorte à tout prix. Cette phase est primordiale pour ta guérison. Prends tout ton temps, ce n’est pas en une journée que ta colère enfouie très profondément sortira. Cette phase peut prendre plusieurs semaines à écrire. Laisse cette lettre à la vue, près de toi et lorsque des ressentiments montent, écris-les. Car la rage et la colère sont les pires ennemis pour ta santé globale.

Lorsque tu sentiras la paix s’installer en toi, lorsque tu sentiras de l’amour envers ce parent. Tu sauras qu’une bonne partie de cette colère s’est libérée.  À partir de ce moment, tu pourras commencer la 2e phase.

  •  2e phase: Maintenant, tu es prêt à écrire toute l’empathie que tu ressens envers ce parent. (L’empathie : Capacité de ressentir les émotions de quelqu’un d’autre, d’arriver à se mettre à la place d’autrui). Essaie de comprendre pourquoi ton parent était violent. Si ton parent n’a jamais parlé de son enfance, c’est un signe qu’il s’est passé quelque chose de grave. Plus tu en sauras sur son enfance, plus tu pourras le comprendre et faire la paix avec ce parent.
  •  3e phase : La réconciliation, le pardon, si tu n’es pas capable de lui pardonner profondément, c’est que la 1re phase n’est pas complétée. Reviens à ta 1re phase et continue d’écrire. Si tu es capable de lui pardonner, écris tout ce que tu aimerais lui dire avec amour sans jugement. Dis-lui que tu comprends maintenant ces agissements, que tu l’aimes inconditionnellement. Si tu te sens capable de lui dire en personne, vas-y. Sinon le pardon se fera quand même par l’énergie qui circule de toi à lui.
  •  4e phase : Ensuite, brûle cette lettre, cela fait partie de ton passé. Va de l’avant, pose des actions pour changer le cours de ta vie, sans rancœur, libre du passé. Tu ressentiras une légèreté, un bien-être profond, une paix intérieure.

L’acceptation, la réconciliation, ne veut pas dire, pardonner le geste, le comportement. Plutôt, devenir empathique avec la personne, la comprendre, lui donner le droit d’avoir posé ce geste envers toi. Maintenant, tu sais que cette personne est blessée tout autant que toi

[1] MARTEL, JACQUES, Le grand dictionnaire des malaises et maladies, Édition ATMA internationales, Québec, 2006, no. Page 126

Tu as besoin d’aide, tu as besoin d’être guidé pour ta guérison ?

Carole Vallée 514.836.5222

QUE DÉCIDES-TU AUJOURD’HUI ? ÊTRE en PAIX, en SANTÉ en HARMONIE

ou ÊTRE MALADE, MALHEUREUX, ENRAGÉ ?

C’est TA VIE, c’est TOI QUI DÉCIDE !